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Le présent

Eléments d’histoire

 

Saint-Benoît Saint-Servais en 2004-2005

Les chiffres

380 élèves à l’école fondamentale (maternelle et primaire), encadrés par 25 instituteurs et institutrices.

1527 élèves dans l’enseignement secondaire : leur encadrement représente environ 140 professeurs, une dizaine d'éducateurs dont une partie affectés spécifiquement à un niveau, 7 membres du personnel administratif, 14 membres du personnel technique et d'entretien, un directeur et trois adjoints.

Des associations d'anciens et anciennes élèves, de même qu'une association de parents soutiennent le Collège dans sa mission.

 

Le projet éducatif

« N'est-ce pas d'aider chaque jeune à devenir un être pleinement libre, capable de se situer en adulte face aux autres, face à Dieu et face à lui-même? N'est-ce pas ainsi apprendre à connaître où est la justice et à la pratiquer pour que le monde devienne meilleur et plus solidaire. » (Père Général des Jésuites)

Deux présupposés sous-tendent un tel projet.

Premier présupposé: l’a-priori positif. Jusqu'à preuve du contraire, chacun, chaque personne a une perception légitime de la réalité et cherche le bien. Sur chacun doit donc être posé un regard positif.

Deuxième présupposé: la responsabilité personnelle. L'être humain se trouvant confronté à une histoire où le mal existe (et où chacun est toujours un peu complice), il lui est impossible de ne pas prendre position. Chacun doit donc pouvoir faire des choix, et se situer de façon responsable dans la construction d'un monde meilleur.

Le projet éducatif touche trois axes: la formation intellectuelle, la formation des personnes et l'ouverture au projet évangélique.

En présentant la formation intellectuelle, il convient en tout premier lieu de prendre la mesure de la singularité et de l'identité de chacun. Le jeune est une personne qui se construit et grandit en découvrant et en affrontant le monde. A travers la construction des savoirs et des connaissances, l'élève est amené à mieux connaître ses capacités, et à les développer: qu'est-ce qui fait qu'il se sente plus à l'aise dans une discipline plutôt que dans une autre ? Pour quoi a-t-il du goût ?

Il s'agit donc de permettre à chacun de développer, autant que possible, avec rigueur et méthode, le maximum de ses possibilités. Bien sûr cela nous conduit aussi à reconnaître et accepter des limites dans certains domaines, et à en tenir compte. De là découle une exigence triple: lucidité, refus de condamner et de cataloguer définitivement et en même temps, conviction que l'élève est capable de progrès. Sur cette base, nous refusons donc toute idée d'élitisme où un individu se construit en se basant sur les faiblesses de l'autre, mais nous revendiquons une école de l'excellence, où chacun puise dans ses propres forces, partagées, pour grandir et avancer.

Pour nous, ces aspects de la formation intellectuelle reposent sur une manière de procéder où nous faisons appel à la pédagogie active. C'est l'élève d'abord qui doit apprendre; c'est donc lui d'abord qui doit travailler en classe, et pas l'enseignant uniquement. Les moyens mis en oeuvre sont dès lors variés: les élèves sont invités à s'investir dans divers projets, à sortir du collège, à pratiquer du laboratoire et à utiliser des outils comme le centre multi-médias.

Ce qui a de l'importance, ce n'est pas d'emmagasiner beaucoup de savoirs, ce n' est pas la quantité de matières vue qui forme, mais bien ce que l'on a goûté, touché en profondeur, en y trouvant du sens. Une information transformée en savoir par l'appropriation personnelle. Concrètement, il s'agit de stimuler l' intérêt et la curiosité intellectuelle, d'ouvrir à différents domaines, de développer les facultés de création et l'esprit de recherche, de favoriser l' esprit d'initiative et le goût du travail bien fait.

Excellence égale qualité, pas forcément quantité.
Nous sommes à la fois exigeants à l'égard de tous et attentifs à ceux qui rencontrent des difficultés. Chaque jour, par exemple, des études dirigées sont organisées: les élèves du premier degré sont répartis en petits groupes de travail de 6 ou 7. Des élèves de 5° sont appelés à venir en aide à leurs cadets: c'est ce que nous appelons le tutorat. Chaque semaine en première, nous le verrons tout à l'heure en examinant la grille des cours, les élèves prennent le temps d'une heure de méthode de travail. Du rattrapage est également mis en place.

En résumé, nous croyons fermement que l'école n'est pas faite pour faire réussir, ou échouer, mais pour aider à apprendre.

La formation intellectuelle appelle la formation des personnes. On va à l'école pour apprendre, certes, mais aussi pour apprendre à vivre ensemble. C'est pourquoi nous attachons particulièrement de l'importance au groupe-classe comme lieu où s'apprennent les relations. Dans ce cas, le titulariat est considéré comme un service particulier: le professeur titulaire, par une présence de plus ou moins dix heures dans sa classe (en tout cas chez les plus jeunes) est là pour écouter, orienter, encourager, veiller aussi à l'équilibre du travail dans toutes les branches. Il est le relais avec les parents afin de construire la collaboration nécessaire. Dans ce but, le titulaire n'est pas seul, il travaille avec d'autres professeurs et éducateurs qui, collégialement, sont responsables de la formation des jeunes. Tous ont pour objectif de former des femmes et des hommes de conviction, de maturité, de responsabilité.

Cette vie en commun suppose le respect de règles de vie. Ces règles, tout comme les démarches d'apprentissage que je mentionnais précédemment, doivent bien sûr avoir du sens. Notre effort éducatif va dès lors dans l'apprentissage d'un responsabilisation, qui suppose une relation de confiance entre le jeune et l'adulte, qui suppose aussi de prendre du temps à expliquer les règles de vie en commun avec ses exigences, que nous maintenons: ponctualité, propreté, calme et respect des personnes et des lieux, du temps donc pour expliquer ou rappeler ces règles de vie, du temps aussi à consacrer à celles et ceux qui rencontrent des difficultés à se plier aux exigences communes afin de pouvoir dialoguer, avant d'éventuellement sévir.

Il s'agit donc plus d'accompagner que d'interdire mais, clairement, cela ne signifie pas que tout interdit ait disparu, loin de là !

L'apprentissage à la responsabilisation sociale (à la citoyenneté, diront d'autres) fait partie de la formation des personnes. Quelques applications concrètes dans notre quotidien : les élèves de première (et d'autres niveaux aussi) ont dans leur horaire hebdomadaire une heure de vie de groupe; la pratique concrète de l'exercice des responsabilités par l'intermédiaire des délégués de classe (deux par classe) et des conseils d'élèves est un autre exemple; le respect du matériel mis à la disposition des jeunes et le respect de leur environnement; l'entraide et la prise de responsabilité au sein du groupe, dans le cadre de différents projets. Ces responsabilités, les élèves sont aussi appelés à les exercer à travers ce qui dépasse le strictement scolaire par exemple à Botassart ou ailleurs, au cours de classes vertes et des camps de vacances, à travers le théâtre, le Fête de l'école, le tutorat, les îles de Paix...

Troisième axe : ouverture au projet évangélique.
Le savoir, la connaissance de soi, la maîtrise rigoureuse de compétences, l'auto-discipline sont des dimensions enrichissantes de l'homme, mais seulement dans la mesure où elles ne nous écartent pas les uns des autres, dans la mesure où elles enrichissent le don de soi. De telles positions se situent au cœur des valeurs chrétiennes exprimées dans l'Evangile. Accueil, respect des différences, intériorité, solidarité, service gratuit, engagement, pardon, justice: ces valeurs nous sont essentielles. Nous sommes une école catholique et en ce sens, nous revendiquons une non-neutralité.

Nous n'attendons pas forcément que les Parents et les élèves soient nécessairement des pratiquants, voire des croyants.

Ce que nous demandons, c'est l'acceptation d'écouter loyalement le message chrétien, et une acceptation des valeurs qu'il engendre: parler et agir en esprit de vérité respecter l'autre, le petit, le faible, lutter pour plus de justice.

Ce que nous désirons aussi, c'est que personne n'empêche que le Collège vive dans un climat de respect où la communauté chrétienne puisse témoigner sa foi et l'exprimer dans des célébrations ou des actions. De notre côté, nous ferons tout pour que la liberté de chacun puisse y trouver sa voie. Aussi la pédagogie religieuse est-elle plus de proposition, de témoignage et d'engagement que d'obligations, même si elle comporte des incontournables.

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